La recette du Genepi : 40 brins, 40 sucres, 40 jours…

La recette du Genepi : 40 brins, 40 sucres, 40 jours…

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération par des personnes de plus de 18 ans

La recette de la liqueur de génépi historiquement et universellement (mais pas la meilleure) connue est “40 brins, 40 sucres, 40 jours”. En français : faire macérer 40 brins de génépi fleuri dans 1 litre d’alcool à 40° pendant 40 jours et rajouter 40 sucres.

Ceci appelle quelques correctifs :

  • prendre de l’alcool pur (90-95°) au goût aussi neutre que possible : on fera donc macérer les 40 brins dans 1/2 litre d’alcool coupé (immédiatement ou plus tard) avec 1/2 litre d’eau.
  • au bout de 40 jours, il faut retirer les brins de génépi, surtout s’ils ont macéré dans de l’alcool pur, pour éviter un surcroît d’amertume (on peut en laisser 2 ou 3 pour la décoration).
  • une variante, utilisée notamment dans le massif du Taillefer (Isère), est de suspendre les brins dans une gaze au-dessus de l’alcool, dans un bocal fermé, au lieu de les faire macérer.40 sucres, c’est beaucoup. Beaucoup trop selon l’avis de bien des puristes. La bonne proportion se trouverait plutôt entre 15 et 25 sucres, soit entre 90 et 150 g. Après, tout dépend des goûts de chacun mais le sucre couvre le goût du génépi.
  • quelques jours après le sucrage peut se développer un léger dépôt dans la bouteille. Cela n’a aucune incidence sur le goût mais n’est pas très appétissant : passer à travers un filtre à café autant de fois que nécessaire.
  • si l’on coupe l’alcool après la macération, le plus simple est de le faire avec un sirop. Diluer le sucre dans de l’eau chaude mais bien laisser refroidir avant de mélanger le sirop avec l’alcool.

Bon courage !

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Fleurs de Genepi prêtes à être cueillies (avec modération)

NB : en Savoie, la cueillette de génépi comme de toute autre plante est interdite sur le territoire du parc national de la Vanoise. Elle l’est également dans l’ensemble des réserves naturelles et zones Natura 2000 telles que celle du massif de la Lauzière ou des réserves naturelles comme la réserve naturelle nationale de la Grande Sassière, la réserve naturelle nationale de Tignes-Champagny ou la réserve naturelle nationale du plan de Tuéda par exemple. L’interdiction s’étend également aux nombreuses zones de protection du biotope. C’est pour la région de la grande Parei, la région autour du col de l’Iseran, et de nombreuses autres disséminées dans tous les massifs alpins du département. Par contre l’arrêté préfectoral de protection du Biotope du Mont-Cenis et du vallon de la Savine6 n’interdit pas formellement la cueillette mais prévient contre l’arrachage. En dehors de ceux-ci s’applique donc l’arrêté régional. Toutefois, la multitude des aires de protection limite considérablement les zones autorisées de cueillette.

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