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Le feu aux poudres

Le feu aux poudres

Chambéry. J’ai tant soufflé au creux de tes rues
J’ai tant ri, tant pleuré sur tes chaussées de geai
Sous ton ciel rose de neige et de nuées vaincues
Dans tes jardins bigarrés, à potron-minet

Chambéry. Tant de promesses évanouies,
Tant de surprises tombant sur ma jeunesse
Dans la montée de Haute Bise assoupie
Rue Sainte-Appolonie, de secrètes caresses

Ton carillon à la naissance de la nuit
Nous plongeant dans un monde chimérique
Tendres tintements, irréels murmures vrombis
Place Saint-Léger, dans l’afflux lunatique

Dans le parc du Verney résonnent encore des rires
Emotions s’égouttant sur le secret feuillage
Processions disparates y venant ralentir
Avec les corniauds, familiers vagabondages

Chambéry. Je t’ai bien souvent vilipendée
Te reprochant mes malheurs, mes années perdues
Te demandant des yeux où est ma liberté
Poursuivant et ressassant des espoirs déchus

Mais à présent je t’ai quittée et t’envisage
Dans l’aube de ma vie un peu désorientée
Pailletée d’ardeur, comme un rassurant rivage
Où j’ai aimé, lyrique écrin de mes années.

Eva du Hommet

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